weblog of my photography

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Monday 28 August 2006

Récits du mois d'août

Dans mon billet du premier août, je vous avais promis une actualité assez chargée, et bien j'espère ne pas avoir failli à ma promesse... Je suis entrain de finir de mettre en ligne mon portfolio sur les Universités d'été du PS qui se sont tenues à La Rochelle du 25 au 27 août. Ce fut 3 jours de folie. J'ai été immergé 3 jours dans la vie de photojournaliste, à partager les transmissions longues et pénibles, les concertations de journalistes écrits, les oraux des journalistes radio dans cette gigantesque salle de presse. Je n'en avais jamais autant vu... Jamais. J'ai senti une certaine pression, une atmosphère étrange où chacun veut être le plus rapide, le plus juste, le plus circonspect. Pour la première je n'étais pas très à l'aise dans mon reportage. Avec tout ce monde, je crois que c'est inévitable. On est sans cesse entrain de se demander si on ne rate pas quelque chose à l'autre bout de l'espace Encan, quelque chose que les autres auront fait et pas nous. Une photo mieux cadrée, mieux exposée, ... Je ne savais plus où me mettre à vrai dire car j'aime traiter de façon un peu décalée l'actualité mais en même temps je sais que ce ne sont pas les photos qui intéressent directement les journaux. J'ai alors définitivement compris que le photojournalisme, au sens propre, ne m'irait pas. Le reportage "magnumien" reste en revanche ce que j'apprécie le plus. Le côté instant décisif (propre à Cartier-Bresson) me passionne plus que jamais. Parait-il que ces universités d'été 2006 n'étaient pas comme les précédentes. L'approche de l'élection présidentielle de 2007 y est pour beaucoup. Au jour 0, Ségolène Royal était déjà sur le terrain à visiter les ateliers d'Alstom à Aytré puis à la mairie de La Rochelle pour une conférence avec les autres présidents de régions.
Dès le début, la pression était là. Nous étions une dizaine de photographes dans les ateliers. Peut-être trop nombreux pour laisser du champ et ainsi donner la possibilité à chacun de faire les photos qui l'intéressent et qui lui parlent, d'où une certaine routine tout au long des universités d'été. Je ne parle pas de l'arrivée de Ségolène le lendemain, devant les marches de l'espace Encan... C'était incroyable, absolument incroyable. Sans vous mentir, nous étions au moins 15 photographes, avec une bonne dizaine de caméramen accompagnés de leur preneurs de son (ça se dit ?) sans oublier les journalistes radio... Tout ça pour une seule personne.
Cette routine se répéta à chaque arrivée des grandes figures du PS. Le point d'orgue, je crois que ce fut avec l'arrivée de Lionel Jospin. Il s'agissait de sa première apparition publique depuis les élections présidentielles de 2002. L'effectif de caméramen et photographes était donc encore plus conséquent que pour Ségolène Royal car cette fois-ci, il y en avait au bas des marches, mais aussi dans l'espace Encan derrière les vitres et au premier étage pour prendre un peu de hauteur. L'arrivée de Lionel fut la plus grosse bousculade que je n'ai jamais vu. Le service d'ordre empecha rapidement la plupart des photographes de travailler à cause du non-respect des closes décidées avant que Lionel Jospin n'arrive. Nous nous étions concertés pour laisser travailler les photographes assis, au devant et les caméramen debout derrière. Mais comme avec Ségolène, dès que sa voiture arriva, tout le monde se rua dessus violant ainsi les closes. Quelques violents échanges éclatèrent entre des photographes entrain de travailler et le service d'ordre qui les repoussaient violemment. Son départ fut tout aussi mouvementé avec une quasi bagarre entre deux caméramen. L'un accusant l'autre de le bousculer de trop alors que Lionel montait en voiture. Le dernier jour, avant le discours de cloture du premier sécretaire : François Hollande, les arrivées se succèdèrent en l'espace de 20 minutes. A chaque fois c'était de la pure folie. Les militants assis n'en croyait pas leurs yeux et moi non plus pour tout vous dire. Pour aller "au contact" il faut avoir de gros bras croyez-moi ! A cette cérémonie de cloture, le nombres de journalistes atteignait un nouveau seuil. La Chaine Parlementaire (LCP) retranscrivait même en direct les derniers discours. Les photographes, eux, s'étaient massés au pied de la tribune, face au premier rang où tous les principaux membres du PS étaient assis, avec bien sur, Ségolène Royal. Quand Lionel Jospin s'est avancé vers elle en lui faisant la bise, les coups de flash partaient dans tous les sens, à tel point que pendant une seconde, la lumière était pratiquement continue sur eux deux. Un peu plus à gauche, Jean-Marc Ayrault, Jack Lang et Dominique Strauss-Kahn assistaient à la scène stupéfaits, médusés. Je ne manquerai pas non plus de vous raconter la sortie de Ségolène Royal. La voici : en se lèvant, elle se fit interroger une bonne minute, puis salua ses collègues. Déjà, la densité de photographes et caméramen au m² atteignait des records, mais quand elle pris la direction de la sortie, nous nous sommes presque tous agglutinés autout d'elle. Certains pensaient éviter cette nuée en se mettant debout sur des chaises... Erreur. Ils se sont tous fais renverser dans le fracas du plastique noire des chaises, tronant partout dans la salle. En sortant, on me raconta qu'elle dit haut et fort qu'elle n'en pouvait plus. A sa montée dans la voiture, elle ne répondit pas une seule fois aux "Ségolène ! Ségolène ! Par ici s'il vous plait!". Puis elle entra éberluée dedans sans un mot, esquissant simplement un "Au revoir".
Incontestablement, j'ai appris beaucoup. De ce que je veux faire de ma vie et surtout de l'orientation que je donne à mes reportages. Cette situation de pression que je décrivais m'a donné certaines réponses et j'en suis très content. J'espère que vous apprécierez ces images, résultats de 3 jours de travail.
Il y aussi eu le feuilleton "Nicolas et Cecilia Sarkozy en vacances au Pyla". Régulièrement nous faisions un tour sur le Bassin comme on dit ici, pour venir faire quelques images. La première fois, ce fut pour la dédicace de son livre "Témoignages", dans une petite librairie Arcachonaise. Une cohue. Il y avait bien 300 personnes venues pour voir leur ministre (pour beaucoup, leur futur président) attendant de lui une dédicace et un sourire. Pour permettre à tout le monde de travailler convenablement, nous avions tous convenu d'une règle. Elle était très simple : juste à côté de la table où Nicolas Sarkozy dédicaçait son livre, il y avait une sorte de barrière du même type que celles que l'on trouve dans les files d'attente aux aéroports. Par groupe, nous devions faire des tours de 2 minutes derrière cette barrière puis laisser la place. Bien sur, certains ne manquèrent pas de n'en faire qu'à leur tête, occasionnant très vite prises de bec et refus pur et simple du service d'ordre de continuer ces rotations. C'est dans cette ambience que nous attendèrent tous dehors, qu'il sorte pour saluer la foule, la remercier et monter en voiture. 1h30 debout, les uns contre les autres, derrières les policiers. Cecilia sortit la première, sans s'arrêter poser, sans dire un mot à la foule. Une demi-heure plus tard, Nicolas fit de même en prenant -pour sa part- bien soin de venir saluer ses admirateurs juste devant nous, les photographes. Du coup, nous nous sommes tous agglutinés en même endroit. A bout de bras, nous tentions tous de ramener au moins une photo. Photos ? Non du ball-trap. La seconde fois, c'était pour un photocall organisé. Le soleil était franc ce jour-là. Nous arrivâmes à 10h au Pyla, devant la villa qu'il louait. On a finalement pu le voir à 15h30. Il est venu nous voir, pour nous dire qu'il allait jouer au foot avec les personnalités du coin dont Bernard Laporte. Il accepta qu'on vienne faire des images. Après quoi il rentra, se prépara avec Cecilia, puis descendit sur la plage. Ceux qui avaient organisé ce photocall leur donnèrent des directives complètement farfelues. Il était question qu'on les laisse marcher vers le nord, puis qu'ils redescendent vers nous, face au sud donc. Ce que les paparazzis oublièrent c'est que le vent venait du nord-ouest et le soleil tappait plein ouest. Il était 18h30. Quand ils s'arrêterent face à nous, ils étaient en plein contre-jour... La dernière fois, c'était pour une hypothétique visite de la caravane de l'UMP à Arcachon, suivie de celle du marché. Ca c'est transformé encore en pujilat entre les journalistes de France 2 qui l'ont interrogé avant tout le monde et sans que leurs collègues ne soient là, puis à ceux de TF1 qui voulaient lui faire faire son point presse en plein marché couvert initialement prévu devant la caravane. Chacun pour soi... Voilà pour le récit de mon mois d'août 2006.
Tous ces souvenirs restent très vivants et me rappellent de très beaux moments. J'ai voulu vous les faire partager, en espèrant ne pas avoir été trop long.

A très vite.

Yogan.

Saturday 19 August 2006

Drôle d'été



C'est un bien drôle d'été qui est sur le déclin. Drôle d'été à propos de son climat j'entends. Juillet a été étouffant avec des journées à 39°C à l'ombre, que dis-je... Des semaines mêmes ! Je n'avais alors qu'une hate c'est que les températures tombent, pour revenir à un niveau raisonnable, c'est-à-dire autour des 30°C. Et bien août c'est l'automne avant l'heure. Depuis le début du mois, je crois que je n'ai jamais vu un flux de nord-nord-ouest persister aussi longtemps à cause d'un l'anticylone callé en plein océan Atlantique. De passage au Lacanau Pro, j'ai ainsi pu admirer de magnifiques Cumulonimbus comme l'ateste, la photo en entête de ce billet. A propos de la compétition en elle-même, j'ai été impressioné par un surfer en particulier : Adriano de Souza (Brésil). On peut palper son engagement, sa volonté et sa force depuis le rivage. Son reverse air en quart de finale a calmé tout le monde. Les vagues ? C'était pas tellement ça. Ca c'est quelque peu callé sur la marée montante, mais le vent détruisait cette fin de train de houle, tout simplement. J'y retourne demain pour la finale et la remise des prix.

Profitez bien de la fin de vos vacances.

Yogan.

Tuesday 1 August 2006

Août débute

De retour d'une semaine agréable à Lacanau pendant laquelle j'ai pu enfin me remettre à l'eau. Dimanche matin la houle était bien rentrée, à 7h je suis allé voir la mer, les couleurs étaient splendides, un véritable glassy californien. Le ciel gris, l'eau verte, l'écume blanche... La marée montait, le pic de la centrale marchait plutôt bien, un bodyboarder au large. Il y avait un bon mètre 20. J'ai finalement choisi le pic face au LSC. A la mise à l'eau, le shorebreak était bien plus massif que je le pensais. Quelques monstres s'écrasaient sur le banc de sable un peu trop noyé à mon goût. Au fond, le take off était rapide mais au milieu les vagues ramolissaient avant de venir fermer d'un coup au bord. La session n'était donc pas à la hauteur de mes espérances et bien plus jolie à regarder qu'à surfer. L'après-midi, cette montée de houle tomba aussi rapidement qu'elle ne monta dans la nuit de samedi... Petite session sympathique face au mirador des MNS de 19h30 à 20h30. Tout ça pour dire que mon amour pour l'océan reste intact. Je commençais à vraiment le connaitre à force de le fréquenter deux mois et ce, tous les jours pendant 15 étés mais aussi quelques fois l'automne, l'hiver et le printemps. Mais depuis, passer deux mois de vacances n'est plus possible. L'été il me faut au moins travailler la photo. J'ai ainsi le sentiment de tourner une page et de ne plus jamais revoir des couleurs, des atmosphères si chères à mon enfance...
Outre ce petit récit, sachez je suis entrain de mettre en place bordeaux.photobloggers.org pour rassembler des images, des infos, des gens autour de projets communs sur la ville de Bordeaux. Ce Wiki sera accessible via mon site et sera complètement indépendant de mon weblog. A ce titre, je recherche des personnes intéressées. Pour toute candidature ou question à ce sujet, n'hésitez pas : contactez-moi. Je ferai un point régulier de l'avancement du projet via mon weblog.
Pour finir, le mois d'août promet d'être plutôt riche en actualité. Je ferai naturellement des portfolios des mes meilleures images et je les publierai.

D'ici là bonnes vacances à ceux qui partent.

Yogan.