
Sous un titre aussi long se cache la deuxième édition d'une manifestation qui a rassemblé 402 participants très exactement. Brièvement, le principe : pendant deux jours (ce fut le week-end du 1er et 2 octobre 2005), vous parcourez les rues de Bordeaux par équipe de deux, à la recherche de l'inspiration et de l'unique photo que vous soumettrez aux différents checkpoints. Toutes les 3 heures nous avions un nouveau thème et toutes les 3 heures nous devions soumettre nos deux meilleurs clichés, répondants bien sûr, au thème soumis. Cette année, les 5 thèmes étaient les suivants :
1) Créer d'une rive à l'autre,
2) Bordeaux : entre passé et présent,
3) Bordeaux : du négoce au haut débit,
4) Bouger autrement,
5) Bordeaux : architecture du 21ème siècle.
Notez que je respecte au mot près les intitulés. J'ai participé à ce marathon avec mon ami Pierre-Yves Riou. Nous nous sommes inscris complètement à l'arrache, si vous me permettez l'expression. En effet, ce week-end du 1er et 2 octobre coïncidait avec la fin de la waiting period du Quicksilver Pro France 2005 (que j'évoquais précédemment). Ne sachant pas précisément ce que nous allions faire, nous avons donc attendu le dernier moment pour décider d'y participer sans avoir la moindre idée de la clotûre des inscriptions. Grand brainstorming le vendredi soir (vieille du lancement de ce marathon) pour mettre sur pied une démarche différente et surtout innovante dans notre façon d'aborder les sujets. Bon nombre de paramètres ont été finement passés à la loupe. Une question demeurait sans réponse... Pouvions-nous encore nous inscrire. La décision a été prise de se rendre au magasin à l'ouverture pour s'y inscrire. Premier contact avec une hotesse d'accueil, je cite :
-Bonjour madame, c'est pour le marathon photo, on peut encore s'inscrire, dis-je ?
-Non ce n'est plus possible messieurs.
-Vous êtes sure ?
Elle passe un coup de fil à supérieur visiblement
-Et d'une voie sèche elle retorque : non les inscriptions sont closes.
S'être levé tôt un samedi matin méritait plus qu'un refus catégorique. Nous sommes donc allés au service photo, espèrant ainsi que notre envie de participer coûte-que-coûte serait comprise. Ce fut le cas, grâce à un coup du hasard. La vendeuse du service nous redirigea vers la responsable de ce marathon. Elle passa derrière nous, au moment même ou nous terminions notre conversation. Devant le fait accompli et face aux yeux brillants de deux photographes, elle accepta de nous ajouter sur la liste. Un grand merci. Nous montîmes dans les locaux privés du magasin pour déccrocher notre inscription en bonne et due forme. Et là nous tombons nez-à-nez avec deux charmantes brunes entrain de classer les derniers papiers ayant trait au marathon. Bonjour nous fîmes, un grand sourire au lèvre. Elles furent de même. La journée s'annonçait sous les meilleurs hospices ! L'inscription faite, nous redenscendîmes à l'accueil. L'hotesse n'y croyait pas ses yeux... Et non rien n'est impossible mademoiselle.
Je vous passe les détails sur les shootings. Je veux juste souligner que nous avons choisi une démarche différente des autres équipes. Nous avons pris le paris de joindre un maximum d'abstraction à nos clichés, pour faire réfléchir. En bref, tout sauf de la sémantique. Nous avons fait notre possible pour dépasser le stade de la compréhension des sujets, nous voulions creuser un maximum... Démarche à double tranchant, nous en étions pleinement conscient. Malgré cela, nous avions bonne espoir au vu de la composition du jury du marathon de 2004. C'est sur la même longueur d'onde avec Pierre-Yves que nous traitâmes les thèmes imposés. Certains nous ont donné du fil à retordre ! Je me souviendrai longtemps du temps que j'ai mis avec Pierre-Yves pour donner une ligne directrice au sujet Bordeaux : du négoce au haut débit. Loins de nous tous les stéréotypes primaires du genre composition bouteille de vin+accès à Internet ou pire encore les photos des rayons de grandes surfaces. C'est pourtant ce qu'on fait la plupart et c'est ce qui visiblement plu. Mais je ne vous ai pas tout dit...
La journée se termina tard, vers 23h. Les jambes en compote, les pieds molestés mais le sourire aux lèvres. Les deux charmantes créatures de la matinée était au checkpoint de destockage et l'organisatrice aussi. Nous avons sympathisé, le contact était agréable et il aboutit à des échanges de numéros. Le temps de leur souhaiter une bonne soirée, nous étions déjà sur le chemin du retour.
Le lendemain, l'organisation du marathon a convié tous les participants à un petit déjeuner sur la place Jean Jaurès sous un franc soleil. De quoi avoir la patate pour terminer en beauté ce marathon. Yogan, la brune là-bas qui sert les p'tits déj' n'arrête pas de se retourner me fit remarquer Pierre-Yves. Moi qui était complètement ailleurs (probablement parce que je réfléchissais déjà à mes photos) je ne l'avais même pas remarquée. Mais oui, elle ne cessait de se retourner. Le temps presse, le dernier sujet est lancé et nous avons à peine 3 heures pour traiter un sujet si vaste. Rendez-vous à la mairie pour le pot !
Je l'ai dit, la clotûre se déroula dans les jardins de la mairie avec un cocktail et un discours d'un adjoint au Maire de Bordeaux. Après le discours, les 402 participants se ruèrent sur les coupes de Champagne, de vin blanc et de jus d'orange. Jamais je n'aurai pensé que les 3 charmantes demoiselles dont je vous parle furtivement depuis tout à l'heure, ne s'en irèrent si vite ! Absorbés par de nombreuses questions telles Ouaah bel appareil, vous êtes professionnel ? ou encore C'est quoi comme objectif ? et même On joue pas dans la même catégorie là !, nous avons raté notre dernière chance de leur parler. Quelle déception ! Un cocktail de 15 minutes ! Heuresement, nous n'avions pas tout perdu le numéro 201 (et dernier de la liste) nous porterait chance, c'était certain. C'est donc exténués que nous rentrâmes chez nous, dormir un peu avec tout de même un petit goût amer de ne pas avoir saisit nos chances (...).
Une semaine passa, sans nouvelle du concours jusqu'au vendredi de la semaine suivant où les résultats furent proclamés. Je le dis sans honte, nous n'avons pas été sélectionné. Première déception. Nous nous demandions qu'est ce qui avait bien pu clocher... Et oui, notre volonté de faire des photos abstraites nous avait certainement couté une bonne place au classement final ! Qu'importe, nous avons travaillé comme nous aimons et comme nous savons le faire, c'est le principal ! Il nous restait une chance de figurer dans les 50 meilleures photos. Que nenni ! Deuxième déception ! Déception qui n'en est pas vraiment une quand on voit les clichés retenus, on ne peut plus classiques et tellement éloignés de la marque de fabrique que nous avons voulu apposé. Je le dis avec toute la modestie possible.
J'ai quand même voulu vous montrer les photos que j'ai donné, celles de Pierre-Yves seront prochainement en ligne.
Mes 5 photos retenues aucune retouche n'a été effectuée, conformément au règlement du marathon.
Les résultats
Le jury était composé par : Pierre Conesa (Canon), d'Isabelle Noblet (Europe 2), Christian Marbach (Fnac), Séverine Leonardon (Maison de l’architecture), Delphine Domingo (mairie de Bordeaux), Nicolas Asfaux (Ecole française d’attaché de presse). Mais aucun artiste photographe contrairement au jury de 2004 !
On fera mieux la prochaine comme disent certains ! Et félicitations aux vainqueurs.
P.S : si tu es brune aux yeux foncés, de taille moyenne, étais au petit déjeuner du dimanche matin et sur la droite de cette photo devant ton écran pour permettre aux participants de vider leurs photos (dans les jardins de la mairie), si tu lis ces lignes... le bonheur est au bout du clic ! Mouarf !
Yogan.
Edit (15/10/2005) : quelques souvenirs en photo :

Mon coéquipier Pierre-Yves au cocktail de cloture.

Pierre-Yves : Du négoce au haut débit.

Les jardins de la mairie de Bordeaux.

Isabelle, celle qui nous a permi de concourir. Un grand merci.

L'adjoint au maire de Bordeaux, dont j'ai oublié le nom.